Produits psychoactifs

Définition

Qui a un effet sur le système nerveux, sur la psyché, qui peut modifier l’état psychique d’un individu. »

« Une drogue est un composé chimique, biochimique ou naturel, capable d’altérer une ou plusieurs activités neuronales et/ou de perturber les communications neuronales. La consommation de drogues par l’homme afin de modifier ses fonctions physicologiques ou psychiques, ses réactions physicologiques et ses états de conscience n’est pas récente. Certaines drogues peuvent engendrer une dépendance physique ou psychologique. L’usage de celles-ci peut avoir pour conséquences des perturbations physiques ou mentales. Pour désigner les substances ayant un effet sur le système nerveux, on parle plus généralement de psychotrope. »[source : wikipedia]

Sont considérés comme produits psychoactifs le cannabis, certains médicaments, l’ecstasy, la cocaïne, le LSD, les champignons hallucinogènes, les poppers, le GHB

Tous ces produits sont incompatibles avec la conduite d’un véhicule à cause des modifications de perceptions et de comportements qu’ils engendrent. Pour ces raisons la loi interdit de conduire après avoir consommé du cannabis ou tout autre stupéfiant (Loi n°2003-495 du 12 juin 2003).

Certains produits sont parfois pris simultanément, on parle alors de poly consommation dont les dangers sont souvent méconnus (ex : alcool + cannabis; alcool + médicament…). Conjugués, les effets des produits peuvent être amplifiés, entraînant des risques plus graves pour la santé.

1 – Cannabis

Le cannabis est un produit psychoactif illicite inscrit sur la liste des stupéfiants. Le principe actif du cannabis responsable des effets psychoactifs est le THC (tetrahydrocannabinol).
Sa concentration est très variable selon les préparations et la provenance du produit.
Les effets varient à la fois selon chaque personne, le contexte dans lequel elle consomme, la quantité et la concentration du cannabis en THC.

2 – Poppers

Les poppers sont des vasodilatateurs utilisés en médecine pour soigner les maladies cardiaques. Ils sont aussi des préparations contenant des nitrites dissous dans des solvants, présentés comme aphrodisiaques et euphorisants, et destinés à être inhalés. Les poppers se présentent sous la forme d’un petit Ḁacon ou d’une ampoule à briser pour pouvoir en inhaler le contenu.
Ces substances provoquent successivement une euphorie avec sensation d’ivresse, suivie, chez certains consommateurs, de troubles de la perception pouvant conduire à des hallucinations, et enἀn, une somnolence allant parfois jusqu’à la perte de conscience.
Des accidents peuvent survenir lors d’une prise : asphyxie liée à l’inhalation dans un sac en plastique, explosion par chauffage de solvants volatils, arrêt cardiaque, expériences d’hallucinations, etc.
L’usage à long terme entraîne des pathologies neurologiques, des lésions des reins, du foie, des voies respiratoires et du système digestif, ainsi que des troubles du comportement.

3 – Médicaments psychotropes

Prescrit et utilisé avec discernement, un médicament psychotrope permet d’atténuer ou de faire disparaître une souffrance psychique. Les effets des médicaments psychotropes diffèrent selon leur composition chimique, les doses administrées et la sensibilité individuelle du patient. Seul un médecin est habilité à les prescrire car l’automédication est toujours un risque.  Associer des médicaments à d’autres substances comporte des dangers, d’autant que certaines interactions sont méconnues médicalement. Le mélange des médicaments avec l’alcool potentialise ou annule les effets de chacune des substances absorbées.

4 – Ecstasy

L’ecstasy ou MDMA (pour méthylène-dioxy-méthylamphétamine) est une amphétamine. C’est un stimulant du système nerveux central qui possède des caractéristiques psychédéliques. En Occident, il est classé comme stupéfiant. La composition d’un comprimé est souvent incertaine ; la molécule MDMA n’est pas toujours présente et peut être mélangée à d’autres substances : amphétamines, analgésiques (substances qui atténuent ou suppriment la douleur), hallucinogènes, anabolisants.
Les risques de complication semblent augmenter avec la dose «gobée», la composition du produit et la vulnérabilité de l’usager. La consommation d’ecstasy est particulièrement dangereuse pour les personnes qui souffrent de troubles du rythme cardiaque, d’asthme, d’épilepsie, de problèmes rénaux, de diabète, d’asthénie (fatigue) et de problèmes psychologiques.

5 – Cocaïne

La cocaïne est un alcaloïde extrait de la coca. Puissant stimulant du système nerveux central, elle est aussi un vasoconstricteur périphérique.  En Occident, elle est classée comme stupéfiant.La cocaïne se présente sous la forme d’une poudre blanche. La cocaïne est parfois frelatée, coupée ou mélangée à d’autres substances par les trafiquants, ce qui accroît sa dangerosité et potentialise les effets et les interactions entre des produits dont on ne connaît pas la composition.L’usage de cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Ces effets vont laisser place ensuite à un état dépressif et à une anxiété que certains apaiseront par une prise d’héroïne ou de médicaments psychoactifs.

6 – GBL/GHB

GBL : La Gamma-butyrolactone est un précurseur chimique du GHB. C’est un liquide toxique, à vocation industrielle, très acide, qui est utilisé tel quel ou mélangé à d’autres produits chimiques (solvants, décapants, etc…). Cette association de la GBL avec d’autres molécules chimiques majorent les risques de toxicité initiaux.

GHB : L’acide 4-hydroxybutanoïque ou gamma-hydroxybutyrate ou GHB est un psychotrope dépresseur, hypnotique et anesthésique, utilisé à des fins médicales ou à des fins détournées.

Après ingestion, le GBL est transformé dans le corps en GHB. Les effets sont les mêmes que ceux produits par le GHB, ils varient  selon les doses ingérées, allant de l’euphorie, à des situations de déshinibition, pouvant conduire à des prises de risques sexuelles. La prise de GBL est totalement incompatible avec la consommation d’alcool (y compris à des doses modérées), majorant fortement les risques de coma.

Important : bien que les effets de la GBL soient très proches de ceux du GHB, ils montent de manière plus progressive et durent plus longtemps par rapport au GHB. Mais attention, cette attente, plus longue, de l’arrivée des effets de la GBL peut entrainer une multiplication des prises avec un risque de surdosage.

Le GHB pour sa part a été détourné de son utilisation médicale depuis une dizaine d’années. Son utilisation est devenue festive et parfois criminelle, d’où son nom de «date rape drug» (drogue du viol), en raison des propriétés de la molécule : amnésie, état semblable à l’ébriété, délais d’action très courts.

7. Autres drogues : LSD, champignons

Le LSD est une substance de synthèse fabriquée à partir de l’acide lysergique ; le LSD («acide») est caractérisé par une puissante action hallucinogène. Il se présente le plus souvent sous la forme d’un petit morceau de buvard portant un dessin, parfois d’une «micro pointe» (ressemblant à un bout de mine de crayon) ou sous forme liquide. Il est le plus souvent avalé.
L’expérience du LSD est extrêmement dangereuse.
L’usager peut éprouver un état confusionnel accompagné d’angoisses, de crises de panique (bad trip), de phobies, de bouffées délirantes. La «descente» peut être, elle aussi, très désagréable et générer un profond mal-être.

Les champignons hallucinogènes ainsi que les préparations les comprenant sont classés comme produits stupéfiants. Les risques sont les mêmes que pour le LSD : crises d’angoisse, perte de contrôle, bad trips. Certaines variétés sont fortement dosées en principe actif et peuvent exposer à de graves accidents.  Tous les champignons hallucinogènes sont vénéneux et présentent un réel risque toxique mortel.

[Sources : Guide d’organisation de soirées étudiantes sur le site de la MGEL et le site www.drogues.gouv.fr.]