Risques et santé

Intervention vidéo de Françoise CHEVEAU, médecin addictologue à la Santé U, lors de la journée de prévention des addictions du 5 novembre 2009.

 

Risques liés aux substances

Substances licites et illicite

95 % du public est concerné par une consommation d’alcool, plus ou moins importante.

Poly consommations

Ces consommations d’alcool sont souvent superposées à des consommations de produits illicites. A titre indicatif, selon l’étude « Quanti-festif » (OFDT-2005) plus de 50% du public fréquentant ces espaces a consommé de la cocaïne au cours du mois écoulé, idem pour les stimulants de type amphétaminique.

Les hallucinogènes sont très présents (LSD et champignons), les consommations d’héroïne existent mais dans une moindre mesure. Elles sont souvent dissimulées et pratiquées loin des regards, majorant ainsi les risques d’accidents, sans secours à proximité.

Potentialisation

Les substances présentent des effets caractéristiques et donc des risques particuliers. Lorsqu’elles sont superposées, les mélanges de produits démultiplient les risques. A titre indicatif, le cannabis au volant multiplie le risque d’accident par 1,7. Lorsque celui-ci est consommé avec 0,5 g d’alcool, ce facteur risque passe à 13. Une substance A  plus une substance B ne donne pas une somme A+B mais un facteur (A x B).

Bad trips

Les effets de certains produits peuvent produire des bad trips, qui sont des épisodes de psychoses généralement transitoires, mettant l’usager dans des ressentis pouvant s’apparenter à de la paranoïa. Ces situations surviennent principalement avec les hallucinogènes, certains stimulants et dans une moindre mesure avec le cannabis en cas de consommations importantes ou auprès de sujets « naïfs ».

Overdoses

Les OD peuvent être mortelles (mais assez rares : + ou – 250 par an) – selon les substances (Héro, coke, X) ou pourvoyeuse de malaises importants (Hallucinogènes et cannabis). La potentialisation majore les risques d’overdose (Xanax + héroine par ex. ou alcool cannabis non mortelles mais désagréables à vivre)

Prises de risques sexuels

  • Usages de substances désinhibitrices pouvant provoquer des passages à l’acte imprévus ou non désirés
  • Relations sexuelles non protégées
  • Pannes sexuelles liées à l’usage de substances censées avoir une influence aphrodisiaques et pouvant selon les dosages avoir des effets paradoxaux (ex relation dose/effets pour la cocaïne ou l’alcool)

[Source : Michel MONZEL, Educateur Spécialisé, Coordinateur du Service En Amont – Prévention des addictions et des conduites à risques]

Documents à télécharger

Diaporama « Risques et santé », par Françoise CHEVEAU